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Le Sénat appelle les entreprises du numérique à effectuer leur transition écologique

Objectif : Réduire l’empreinte environnemental du numérique

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Apparu à la fin du XXe siècle, Internet a révolutionné nos sociétés, économies et modes de vie. Au fil des années, de nombreuses appareils se sont modernisés (téléphone, télévision, …). En 2020, de nouvelles technologies s’imposent de plus en plus, comme les objets connectés ou encore le début de l’ère de l’intelligence artificielle. Ces avancées technologiques sont aujourd’hui présentes dans chaque aspect de notre vie, ce qui explique en grande partie les raisons de cet engouement technologique.

Avec Internet, la distance n’existe plus, ou du moins elle n’est plus un problème. Pendant le Grand Confinement, on a assisté à la sacralisation des applications de vidéoconférence; et ce alors que Skype existe depuis deux décennies.

L’importance du numérique a été sublimé pendant cette crise sanitaire. En période de confinement, Internet a été un allié indispensable afin de rester cloîtré chez soi, et de pouvoir continuer via le télétravail à poursuivre ses études ou ses activités professionnelles. Les entreprises dotées d’une façade internet ont pu continuer à travailler, tandis que pour les structures qui n’avaient pas commencé leur transition numérique, la réalité a été beaucoup plus éprouvante encore. Ce grand confinement a fait prendre conscience aux professionnels qu’une interface internet était donc essentielle aujourd’hui, l’absence de celle-ci pouvant même créer un véritable préjudice.

Avec toutes les avancées qui sont d’ores et déjà programmées avec l’arrivée discutée de la 5G; les enjeux qui s’y attachent deviennent immenses.

Mais le numérique n’est pas sans risque. Et pour cause, ce monde virtuel constitue un danger pour l’environnement. Cela s’observe tout d’abord par un « équipement voire sur-équipement des Français (93 % d’entre eux possédaient un téléphone mobile en 2017), une hausse continue des usages (la consommation de données mobiles 4G augmente de près de 30 % par an, poussée notamment par le streaming vidéo qui représente environ 60 % du trafic en France) et une augmentation considérable des investissements dans le secteur numérique (pour la première fois, les montants investis en France par les opérateurs de communications électroniques pour déployer les réseaux fixes et mobiles ont dépassé les 10 milliards d’euros en 2019) »(*).

En réalité, les utilisateurs d’internet n’ont pas tout de suite pris conscience de l’impact environnemental du numérique. A titre d’illustration, l’envoi d’un mail a un effet plus important sur l’environnement qu’un courrier à la poste. En effet,« les échanges numériques dits « dématérialisés » ne peuvent exister qu’en s’appuyant sur un secteur bien matériel composé de terminaux, de centres informatiques et de réseaux »(*). Ce danger que crée actuellement le numérique contribue au réchauffement climatique et à la sur-utilisation des ressources sur Terre, notamment en terres rares.

« La plupart des chiffres disponibles aujourd’hui établissent que le numérique serait à l’origine de 3,7 % des émissions totales de gaz à effet de serre (GES) dans le monde en 2018 et de 4,2 % de la consommation mondiale d’énergie primaire. 44 % de cette empreinte serait due à la fabrication des terminaux, des centres informatiques et des réseaux et 56 % à leur utilisation »(*).

De même, « La croissance du numérique se traduit en effet par l’utilisation d’une quantité croissante de métaux, encore aujourd’hui très peu recyclés. Leur extraction et leur raffinage sont fortement émetteurs de gaz à effet de serre et nécessitent de grandes quantités d’eau et d’énergie »(*).

C’est pour cela que les sénateurs de la commission de l’aménagement du territoire et du développement ont cette année préparé un rapport pour une transition numérique écologique. En se basant sur un constat préoccupant, ils ont dans leur rapport (sur lequel on reviendra en fin d’article) proposé une ligne de conduite afin de permettre aux utilisateurs d’internet d’adopter un comportement plus responsable face aux numériques. En principe, une proposition de loi doit voir le jour sur les gestes à adopter pour limiter l’impact du numérique sur l’environnement.

L’objectif de ce rapport est double, la première est de faire prendre conscience du danger d’Internet de la nécessité de nouveaux comportements afin de protéger notre planète. La deuxième consiste à lister des moyens afin de parvenir à un comportement responsable des utilisateurs.

La sensibilisation face aux danger du numérique peut être difficile à mettre en place. Désormais, Internet fait partie intégrante de nos vies. Pour beaucoup, une vie sans internet est impossible à vivre. Il y a une sorte de dépendance à Internet et à tous ces outils connectés que le sont les téléphones, les télévisions, les tablettes. En effet, la distance n’est plus un frein à la communication. Mais aussi, ces outils sont des objets tantôt de loisir tantôt de travail. Très rares sont les personnes qui n’ont pas de téléphone ou de télévision. Aussi, de par les progrès technologiques, tous ces instruments deviennent plus accessibles, ce qui entraîne obligatoirement un suréquipement de la population française.

De plus, le Grand Confinement a quelque part obligé d’une certaine façon à certaines familles de s’équiper en ordinateurs, tablettes, webcams, micros, etc. Du côté des professionnels, il est désormais nécessaire de se doter d’une interface numérique afin de survivre, afin de se faire connaître auprès du public, afin de travailler son image de marque, et pourquoi pas également afin de disposer d’une boutique en ligne. Plus notre société évolue, et plus elle se déplace dans le dématérialisée. Toutes les évolutions actuelles vont dans ce sens, et cette tendance future sera surement confirmée au fur à mesure que les différentes possibilités permises par l’intelligence artificielle se feront de plus en plus nombreuses.

Cependant, « le numérique n’est pas immatériel, bien au contraire. Il est constitué d’ordinateurs, écrans, smartphones, de millions de kilomètres de câbles en cuivre et de fibres optiques, de milliers de centres informatiques, de milliards de chargeurs de téléphones, etc (*).L’usage du numérique a un effet important sur la Terre. Au niveau mondial, « le numérique c’est 6 800 TWh d’énergie primaire, 1 400 millions de tonnes de gaz à effet de serre, 7,8 millions de m³ d’eau douce »(*).

L’accessibilité des équipements numériques entraîne une sur-utilisation des ressources avec un « doublement de la taille des écrans (télévisions notamment) entre 2010 et 2025, à la multiplication des objets connectés dont le nombre sera multiplié par 48 entre 2010 et 2025, à l’équipement des pays émergents dont l’électricité est souvent plus impactante que celle des pays occidentaux »(*).

C’est principalement en raison de ces dangers pour l’environnement que « la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable a créé, le 14 décembre 2019, une mission d’information présidée par Patrick Chaize et dont les rapporteurs sont Guillaume Chevrollier et Jean-Michel Houllegatte, ayant pour objectif de mesurer l’empreinte environnementale du numérique en France, d’évaluer l’évolution de cet impact dans les prochaines années et de formuler des pistes d’action pour les politiques publiques concernées, afin d’engager notre pays dans une transition numérique écologique, compatible avec les objectifs de l’accord de Paris de lutte contre le réchauffement climatique »(*).

Tout d’abord, ce rapport prévoit que faire prendre « conscience aux utilisateurs du numérique de l’impact environnemental du numérique – encore trop peu documenté et méconnu – constitue un préalable indispensable pour les inciter à le réduire. la mission d’information appelle à améliorer la performance énergétique et la sobriété des data centers (centres informatiques) et des réseaux»(*).

Ce rapport prévoit également des changements de comportements des acteurs à savoir « limiter le renouvellement des terminaux dont la fabrication et la distribution représentent 70 % de l’empreinte carbone du numérique en France».

L’objectif est de réduire l’utilisation d’internet et des outils numériques pour protéger l’environnement. Toutefois, certaines mesures peuvent susciter le mécontentement des utilisateurs tels que l’interdiction des forfaits illimités ou encore l’encadrement du streaming vidéos.

En principe, une proposition de loi devrait voir le jour(*) afin d’appliquer toutes ces mesures et d’empêcher le domaine du numérique d’empiéter sur le domaine de l’environnement. S’il est donc probable qu’une proposition de loi voie le jour, aucune information n’est délivrée en ce qui concerne le fond de cette proposition de loi. Par conséquent, il faudra continuer à suivre cette affaire de près pour savoir si cette loi sera promulguée, ou si elle suivra le même chemin que la loi Avia.

Lire aussi notre dossier : Loi Avia – lutte contre les contenus haineux sur internet. Chronique d’une débâcle

D’un point de vue international, l’étude du GreenIT a permis de déterminer la future augmentation des matériels numériques et de ses effets sur l’environnement notamment au niveau de l’eau, de l’utilisation des énergies primaires et des émissions de gaz à effet de serre.

« Entre 2010 et 2025, le numérique passe ainsi de l’ordre de 2,5 % de l’empreinte de l’humanité à un peu moins de 6 %. La plus forte progression est celle des émissions de gaz à effet de serre qui vont passer de 2,2 % en 2010 à 5,5 % en 2025 »(*)

L’étude menée par GreenIT a recommandé plusieurs mesures, telles que

  • la limitation du nombre d’objets connectés
  • la réduction de la taille des écrans plats
  • allonger la durée de vie des objets » en augmentant les garanties légales par exemple

L’objectif de ceux-ci est de limiter un suréquipement de la population et de limiter la production des outils numériques que sont les téléphones, les télévisions, les objets connectés. Les recommandations effectuées par le Sénat français vont donc dans le même sens que celles effectuées par GreenIT.

Affaire à suivre…

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